Publié le 10 septembre 2017

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Écrit par Julie Marcotte

Par Julie Marcotte

Mes enfants sont formidables. Bien sûr. Comme toutes les mamans, je les trouve magnifiques, originaux et tellement mignons !
Mais si je veux être bien honnête, je dois aussi dire que mes enfants sont régulièrement… profondément irritants.

Si on regroupait plusieurs mamans autour d’une table et qu’on leur posait la question : « Quels sont les comportements de vos enfants qui vous irritent le plus ? » je vous garantis que les réponses jailliraient sans se faire attendre, comme de véritables feux d’artifices ! Parce que disons-le, nous les mamans, nous avons toutes un bac et une maitrise dans le domaine de l’irritation.

Nous sommes irritées par le manque de sommeil, pas les rhumes qui n’en finissent plus. Nous sommes irritées lorsque le petit dernier saute à pieds joints dans la panier de linge qu’on vient de mettre des heures à plier… Lorsque le plus grand renverse à répétition son verre de lait, que notre fillette a encore oublié ses mitaines à l’école ou que notre bébé se réveille après seulement 10 minutes de sommeil, alors qu’on a mis près d’une heure pour réussir à l’endormir !

Nous sommes irritées par le colporteur qui sonne à la porte et réveille les enfants pendant la sieste ! Par le chien du voisin qui nous empêche de profiter de notre 5 minutes de silence quotidien, par notre conjoint qui oublie parfois de nous donner un coup de main sur les tâches ménagères et nous laisse répondre seule aux 350 questions des enfants.

Si vous êtes comme moi, l’irritation fait partie de votre quotidien. Et jusqu’à tout récemment, j’ai pensé à tort qu’elle était inévitable. Légitime et incontournable.

Jusqu’à ce que je tombe sur ce livre de Jerry Bridges.

Livre Jerry Bridges - Pas si grave?

J’avais déjà remarqué que mes moments d’irritations étaient souvent suivis d’un déferlement de culpabilité. Devant la petite babine tremblotante de mes gamins qui venaient de se faire rependre et leurs mines tristes lorsque je levais le ton, je me sentais rapidement misérable. Mais je persistais à croire que ce n’était pas vraiment de ma faute; après tout, n’importe qui deviendrait de mauvaise humeur devant un vomi dans l’auto ou un soulier lancé par la fenêtre de la voiture !

Mais voilà qu’au fil des pages de ce livre, j’ai été forcée d’admettre que l’irritation et l’impatience n’étaient pas inévitables. Puisaient même leur existence dans des recoins tordus de notre cœur. Nous aimerions que les autres se conforment à NOS désirs, NOS besoins et NOS attentes. Nos enfants ne le font pas. Et c’est ce qui nous contrarie et nous irrite.

L’irritation est un péché lorsque nous nous impatientons devant des comportements qui ne sont pas issus de mauvaises intentions. Si, comme la Bible nous l’enseigne, nous pouvions mettre de côté nos besoins, nos désirs et nos plans de match, nous éviterions le piège de l’irritation avec facilité.

Je dois le dire, ce fut une révélation pour moi. Et j’ai aussitôt voulu tester cette théorie. Je me suis alors surprise à rester calme lorsque mon garçon a eu besoin de faire caca une minute avant l’heure de mon départ pour le travail. À aider calmement mon plus petit à ramasser le pipi qu’il avait répandu tout autour de la cuvette et à accepter de laisser ma grande cuisiner malgré les traces de farine qui s’étendaient jusque dans le salon.

L’idée que j’avais le CHOIX de m’irriter ou non m’a énormément motivée et je suis maintenant plus en mesure de garder mon cœur en paix malgré les circonstances.

Ceci dit, la nature étant ce qu’elle est, il arrive que mon naturel, que je m’applique à chasser, revienne au galop. J’ai remarqué que certaines circonstances favorisent l’irritation maternelle.

  • La fatigue, évidemment. Nous sommes plusieurs à vouloir étirer nos soirées et à le payer cher le lendemain…
  • Les appareils électroniques. Essayer d’écrire un courriel tout en répondant à ses enfants amène un degré de frustration que je n’arrive pas à gérer. L’attention partagée n’est jamais une bonne chose, ni pour eux, ni pour nous.
  • Une mauvaise organisation. On se met parfois dans des situations beaucoup trop compliquées ou l’impatience et la colère seront forcément invitées (ex : Décider d’aller faire l’épicerie à pied avec trois enfants, dont un poupon affamé, alors qu’un orage s’en vient… Ceci est un fait vécu)
  • Un mauvais encadrement. Ne pas s’irriter ne veut pas dire accepter les mauvais comportements de nos enfants. Souvent, lorsqu’on attend trop pour intervenir, on s’engage sur une pente glissade où l’on devient particulièrement vulnérables.
  • Vouloir trop en faire. Les comportements de nos enfants nous irritent souvent parce qu’ils demandent du temps et que cela nous empêche de faire le ménage, de peinturer la galerie, d’écrire un blogue ou de terminer un travail. La maternité est une saison dans laquelle il faut apprendre à étirer constamment les délais dans un élan de lâcher-prise sans égal.

« L’homme avisé est lent à la colère, il met sa gloire à passer par-dessus une offense. »

– Proverbes 19 :11 –

En d’autres mots, je dirais :

« La femme en congé de maternité est lente à la colère, elle met sa gloire à
passer par-dessus le bain qui déborde et les dessins que son enfant a décidé de faire sur le mur avec son caca. »
Ou encore :

« La maman qui travaille est lente à la colère, elle met sa gloire à passer par-dessus le fait qu’elle n’est pas l’employée la plus performante et qu’elle n’a pas souvent le temps d’aller chez la coiffeuse pour parfaire son brushing. »

N’est-ce pas inspirant ?

Et puisque de toute façon, notre irritation ne changera rien aux milles miettes sur le plancher, pourquoi la laisser prendre autant de place dans nos vies ?

« Avant tout, ayez un amour ardent les uns pour les autres (ça inclut forcément nos enfants) car l’amour couvrira une foule de péchés (et de bêtises inimaginables). »
– 1 Pierre 4:8 –

 

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Écrit par Julie Marcotte

Je suis une maman sans tabou, passionnée de transparence et d’authenticité. J’approche la quarantaine et j’ai trois joyeux lurons; une grande fille bouillonnante d’hormones, un garçon avec une volonté de fer un petit dernier adepte du « slow living » qui déteste se faire presser. Je suis également enseignante au primaire, plongée dans le monde des tout-petits à longueur de journée ! J’ai mon propre blogue, joyeusescatastrophes.com, depuis un moment déjà et ai publié deux ouvrages (un troisième à venir) aux Éditions de Mortagne. Maman chrétienne est le premier endroit où j’aurai le plaisir d’écrire concrètement sur ma foi et mon histoire d’amour avec Dieu, ce qui m’enthousiasme au plus haut point !

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Commentaires

2 Commentaires

  1. Glycine82

    Très édifiant ! Je me reconnais tellement dans vos descriptions de situations irritantes ! À croire que vous êtes venue faire un tour chez moi ! Ça m’encourage à lutter ! Un grand merci ! ?

    Réponse
  2. Marine

    Merci pour ce message si vrai…! J’espère que je m’en souviendrai et que le naturel ne reviendra pas trop vite…!!! 🙂

    Réponse

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