Le 20 janvier dernier, j’ai publié tôt le matin, un post sur Instagram. Le dernier depuis. La publication était en lien avec le plan de lecture de la Bible. Le verset parlait de pardon et moi, je citais un verset dans Ésaïe qui dit que Dieu est « avec l’homme brisé et abattu afin de redonner vie à l’esprit abattu, afin de redonner vie au cœur brisé… ».

Avant de publier, je me suis relu, et je me suis dit que ma réflexion n’était pas cohérente avec le verset que je mettais en vedette dans mon image. Je sentais que je devais publier quand même. Je savais que quelqu’un aurait besoin d’entendre cette promesse de guérison et de restauration.

Ce que je ne savais pas, c’est que j’étais cette personne qui aurait à « pardonner l’impardonnable » et « supporter l’insupportable ». Et que j’aurais à m’accrocher à cette promesse de Dieu qui promet de redonner vie au coeur brisé.

Le 20 janvier dernier, à 19 h 30, mon père m’appelait pour m’annoncer que ma mère s’était enlevée la vie.


Ça fait déjà plus d’un mois. La blessure est encore vive. J’entends encore résonner la voix brisée de mon père à bout de souffle qui m’annonce l’inimaginable.

J’ai physiquement mal au coeur. Comme si quelqu’un pressait constamment mon coeur. Je cherche mon souffle. J’ai une fatigue physique, émotionnelle et spirituelle que je n’ai jamais connue auparavant. Je suis triste. Je suis en colère. Je me sens faible. Je me sens impuissante. Je me sens coupable. Je m’ennuie de ma mère.

J’ai besoin d’une pause.

Je ne vais pas bien. Je sais que je vais aller mieux. Mais aujourd’hui, ça ne va pas. Et ce n’est certainement pas parce que je tiens un blogue chrétien que je vais me cacher derrière un faux masque de : ‘j’aime-Jésus-je-suis-toujours-dans-la-joie’.

Le Psaume 23 a toujours été mon Psaume préféré. Surtout le début. La partie de la « sombre vallée de la mort » je la citais, mais sans jamais m’en approprier autant que les premiers versets. Alors qu’aujourd’hui, j’ai l’impression qu’on m’a lancé dans cette vallée sombre et froide. J’avance, mais plus comme avant. Quelque chose a changé et je ne peux pas encore dire quoi exactement. C’est trop tôt.

J’ai l’espérance et l’assurance que je ne suis pas seule dans cette vallée. Je sais que Dieu marche avec moi. Ou peut-être même qu’il me porte. Ça fait plus de 30 ans que j’ai foi en Dieu. La mort tragique de ma mère ne va pas briser ce lien qui est encore plus fort que le lien maternelle. Je n’ai pas l’impression que Dieu m’a abandonné, « rien ne peut m’arracher de sa main » (Jn 10:28). Mais bon sens que ça fait mal.

Et j’ai quand même besoin d’une pause.

Une pause pour me reposer avec mon mari et mes filles et prendre le temps de guérir. On a aussi perdu le père de mon mari la semaine dernière, ça fait beaucoup de grosses pertes et de tristesse pour chacun d’entre nous. Je mets sur pause le projet de plan de lecture de la Bible pour un temps. Ce projet demande beaucoup de préparation et d’organisation et pour le moment, je dois mettre ce temps ailleurs.

Pour ceux et celles qui aimeraient continuer avec des guides de lecture de la Bible je vous invite à aller explorer les excellents guides de La ligue de la lecture de la Bible.

Merci à tous ceux et celles qui prient pour nous.

Nous portons ce trésor dans des vases de terre afin que cette puissance extraordinaire soit attribuée à Dieu, et non à nous. Nous sommes pressés de toutes parts, mais non écrasés; inquiets, mais non désespérés; persécutés, mais non abandonnés; abattus, mais non anéantis. Nous portons toujours avec nous dans notre corps l’agonie du [Seigneur] Jésus afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps.

2 Corinthiens 4:7-10
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