Depuis une semaine ou deux, je vois constamment le même article passer et repasser sur mon fil d’actualité Facebook. Chaque fois, il m’interpelle, mais me donne aussi des frissons de dégoût. Vous l’avez peut-être croisé du regard également. Une amie bien intentionnée vous l’a peut-être même envoyé en message privé, avec le mot « Tiens! Lis ça! ». L’article, en anglais, qui s’intitule Mothers who regret having children are speaking up like never before, documente le fait qu’un nombre croissant de femmes avoue candidement regretter d’être devenue maman.

Il faut se le dire, dans la foulée des blogues de mères qui déclarent être profondément imparfaites, écoeurées, indignes, un cas de DPJ, whatever, on était désormais à un cheveu de sauter cette clôture fatidique, et de commencer à dire tout haut, sans honte aucune, qu’on aurait donc pas dû, au fond.

Pour moi aussi, la tentation a été grande de commencer à me répéter la même chose, par moments. Chaque fois que je croise cet article sur Facebook, je me revois dans ma cuisine, l’été dernier, à boutte de toute, me tenant la tête dans les mains en larmes, à commencer à en vouloir à ma fille d’exister. À me dire que j’étais peut-être pas faite pour ça, dans l’fond. Que j’avais pas assez de patience, pas assez d’amour, pas assez de self-control. À avoir envie en titi de le déclarer à haute voix : Pricile, t’es en train de gâcher ta vie, pis tes rêves, pis tes talents.


Pour plus de détails à ce sujet, voir mes deux articles précédents:

Le blogue authentiquement transparent d’une maman en chantier
Il faut que j’avoue. Je suis atteinte du syndrome de la performance aiguë


Suis-je normale?

La question, je pense, ce n’est pas: « Est-ce que c’est normal d’avoir ce genre de pensées-là? ». Parce que la réponse, je vais le dire icitte, drette là, c’est OUI. C’est toff pour bien des femmes, de devenir mère…et de le rester. C’est un fait. On est fatiguée, vulnérable, pleine d’hormones, en gros chamboulements, à bout de nerfs, en manque de ressources, dépassée parfois par les événements, déchirée entre la maison, la carrière, l’église, les amies, pis toute. Et dans ces moments-là, l’ennemi de notre âme en profite pour venir nous souffler des mensonges à l’oreille. Nous faire croire ses idées noires, poisons et dangereuses, aux répercussions désastreuses. Alors oui. C’est NORMAL d’avoir ce genre de réflexions. La vraie question, donc, c’est plutôt: « Qu’est-ce que je fais de ces pensées? »; « Est-ce que je les entretiens. Est-ce que j’accepte de les croire? ».

Et c’est pour ça que l’article dont je vous parle me donne tant de frissons. Car ces mamans qui passent par des moments difficiles ont choisi de nourrir le mensonge qu’elles n’étaient pas faites pour la maternité, puis de vivre ouvertement dans le regret, et d’assumer leur malheur comme si c’était un truc qui allait de soi. Quelle vie de misère pour elles, pognées avec des enfants qu’au fond, elles ne veulent pas! C’est réellement d’une grande tristesse! Et je ne parlerai pas ici des effets sur lesdits enfants, qui découvrent que leur mère ne les désiraient pas tant que ça, qu’ils ont gâché sa vie…

C’est pourquoi j’aimerais partager ce que j’ai commencé à comprendre, au fond de ma propre misère.

Lorsque ce genre de pensées traversent mon esprit, en tant que maman chrétienne, la bonne réaction devrait être de les rejeter, puis de les remplacer par une vérité.

C’est ce que mon Papa m’a fait découvrir dans mes moments de détresse. Il m’a secouru avant que je ne sombre trop, et m’a conduit vers ce partage en ligne, du site enseignemoi.com, que je mets juste ici :

https://www.enseignemoi.com/sylvie-thery/video/comment-investir-dans-la-vie-de-ses-enfants-69277.html

J’y ai compris qu’au-delà de ma RÉALITÉ pénible de nouvelle maman, qui m’aveuglait et m’empêchait de voir plus loin – au point où je commençais à en vouloir à ma fille de pourrir ma vie, « avant si belle » – il y avait une VÉRITÉ divine qui dépassait de loin ce que je percevais. Cette vérité, c’est que malgré mes défis et mes frustrations,

Dieu veut faire de moi une maman joyeuse, inspirante pour mes enfants, épanouie, tels que le disent justement Psaumes 113: 9 : « […] Il en fait une mère joyeuse au milieu de ses enfants », et Proverbes 31: 28 : « Ses fils [et ses filles] se lèvent, et la disent heureuse ».

Mon Papa ne veut pas que je sois pleine de regrets, hystérique, dépassée, déçue des choix que j’ai fait, à trainer des boulets derrière moi. Il m’appelle à être heureuse dans le rôle qu’Il me confie; Il veut m’y aider au quotidien, même!

 

Un cadeau d’une grande valeur

Alors que j’ai failli commencer à croire que Dieu me punissait de mon orgueil et mes fausses conceptions en m’envoyant un enfant, Il m’a montré qu’au contraire, Il me confiait un trésor inestimable, qu’Il me jugeait digne d’en prendre soin, et m’aimait assez pour me permettre de vivre les joies de la maternité. Quelle révélation!! Quel changement de perspective!!

Psaumes 127: 3 l’affirme d’ailleurs clairement :
« Voici, des fils [et des filles] sont un héritage de l’Éternel, le fruit des entrailles est une
récompense ».

Ce rôle de maman qu’Il me confie, Il me l’offre comme un privilège, une réelle bénédiction, qu’Il veut m’apprendre à embrasser de tout mon coeur.

En ce début d’année pleine de promesses, mais de défis également, j’aimerais donc terminer avec un encouragement, que je suis en train de découvrir moi-même et apprendre à mettre en pratique :

Nourrissez sans cesse votre esprit avec la vérité de Dieu.

Ne laissez pas l’ennemi vous décourager lorsque vous vous sentez dépassées. Refusez ses mensonges, ceux qui tentent de vous convaincre que vos enfants sont trop difficiles, un vrai poids, plein de problèmes, un empêchement à votre épanouissement; ou encore ceux qui vous répètent que vous n’êtes pas assez bonne, pas à la hauteur, pas assez patiente, pas faite pour ça. Ce n’est pas comme ça que Dieu voit vos enfants, ni de cette manière qu’Il vous perçoit comme femme, ni de cette façon qu’Il vous appelle à vivre votre maternité. Apprenez à lire Sa parole régulièrement, des articles inspirants, à fréquenter des sites internet riches (comme enseignemoi.com que j’ai découvert en 2017 et que j’aime beaucoup) – et pas juste (voire pas du tout) ces blogues de mères frustrées – entourez-vous d’amies chrétiennes encourageantes plutôt, et surtout, nourrissez-vous de Sa présence, de manière à remplir votre esprit de maman avec LA vérité pleine de vie, de douceur et de paix que notre Papa céleste veut nous offrir.

Il a une année riche en réserve pour vous, réellement joyeuse, et pleine de victoires. Saisissez-là, en permettant à vos yeux et vos oreilles de voir et d’entendre constamment la lumière qui éclairera tout votre corps (Matthieu 6 : 22-23).

0
Votre panier
  • No products in the cart.