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Il faut que j’avoue. J’ai FAILLI regretter d’être devenue maman.

Publié le 25 janvier 2018

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Écrit par Pricile De Lacroix

Depuis une semaine ou deux, je vois constamment le même article passer et repasser sur mon fil d’actualité Facebook. Chaque fois, il m’interpelle, mais me donne aussi des frissons de dégoût. Vous l’avez peut-être croisé du regard également. Une amie bien intentionnée vous l’a peut-être même envoyé en message privé, avec le mot « Tiens! Lis ça! ». L’article, en anglais, qui s’intitule Mothers who regret having children are speaking up like never before, documente le fait qu’un nombre croissant de femmes avoue candidement regretter d’être devenue maman.

Il faut se le dire, dans la foulée des blogues de mères qui déclarent être profondément imparfaites, écoeurées, indignes, un cas de DPJ, whatever, on était désormais à un cheveu de sauter cette clôture fatidique, et de commencer à dire tout haut, sans honte aucune, qu’on aurait donc pas dû, au fond.

Pour moi aussi, la tentation a été grande de commencer à me répéter la même chose, par moments. Chaque fois que je croise cet article sur Facebook, je me revois dans ma cuisine, l’été dernier, à boutte de toute, me tenant la tête dans les mains en larmes, à commencer à en vouloir à ma fille d’exister. À me dire que j’étais peut-être pas faite pour ça, dans l’fond. Que j’avais pas assez de patience, pas assez d’amour, pas assez de self-control. À avoir envie en titi de le déclarer à haute voix : Pricile, t’es en train de gâcher ta vie, pis tes rêves, pis tes talents.


Pour plus de détails à ce sujet, voir mes deux articles précédents:

Le blogue authentiquement transparent d’une maman en chantier
Il faut que j’avoue. Je suis atteinte du syndrome de la performance aiguë


Suis-je normale?

La question, je pense, ce n’est pas: « Est-ce que c’est normal d’avoir ce genre de pensées-là? ». Parce que la réponse, je vais le dire icitte, drette là, c’est OUI. C’est toff pour bien des femmes, de devenir mère…et de le rester. C’est un fait. On est fatiguée, vulnérable, pleine d’hormones, en gros chamboulements, à bout de nerfs, en manque de ressources, dépassée parfois par les événements, déchirée entre la maison, la carrière, l’église, les amies, pis toute. Et dans ces moments-là, l’ennemi de notre âme en profite pour venir nous souffler des mensonges à l’oreille. Nous faire croire ses idées noires, poisons et dangereuses, aux répercussions désastreuses. Alors oui. C’est NORMAL d’avoir ce genre de réflexions. La vraie question, donc, c’est plutôt: « Qu’est-ce que je fais de ces pensées? »; « Est-ce que je les entretiens. Est-ce que j’accepte de les croire? ».

Et c’est pour ça que l’article dont je vous parle me donne tant de frissons. Car ces mamans qui passent par des moments difficiles ont choisi de nourrir le mensonge qu’elles n’étaient pas faites pour la maternité, puis de vivre ouvertement dans le regret, et d’assumer leur malheur comme si c’était un truc qui allait de soi. Quelle vie de misère pour elles, pognées avec des enfants qu’au fond, elles ne veulent pas! C’est réellement d’une grande tristesse! Et je ne parlerai pas ici des effets sur lesdits enfants, qui découvrent que leur mère ne les désiraient pas tant que ça, qu’ils ont gâché sa vie…

C’est pourquoi j’aimerais partager ce que j’ai commencé à comprendre, au fond de ma propre misère.

Lorsque ce genre de pensées traversent mon esprit, en tant que maman chrétienne, la bonne réaction devrait être de les rejeter, puis de les remplacer par une vérité.

C’est ce que mon Papa m’a fait découvrir dans mes moments de détresse. Il m’a secouru avant que je ne sombre trop, et m’a conduit vers ce partage en ligne, du site enseignemoi.com, que je mets juste ici :

https://www.enseignemoi.com/sylvie-thery/video/comment-investir-dans-la-vie-de-ses-enfants-69277.html

J’y ai compris qu’au-delà de ma RÉALITÉ pénible de nouvelle maman, qui m’aveuglait et m’empêchait de voir plus loin – au point où je commençais à en vouloir à ma fille de pourrir ma vie, « avant si belle » – il y avait une VÉRITÉ divine qui dépassait de loin ce que je percevais. Cette vérité, c’est que malgré mes défis et mes frustrations,

Dieu veut faire de moi une maman joyeuse, inspirante pour mes enfants, épanouie, tels que le disent justement Psaumes 113: 9 : « […] Il en fait une mère joyeuse au milieu de ses enfants », et Proverbes 31: 28 : « Ses fils [et ses filles] se lèvent, et la disent heureuse ».

Mon Papa ne veut pas que je sois pleine de regrets, hystérique, dépassée, déçue des choix que j’ai fait, à trainer des boulets derrière moi. Il m’appelle à être heureuse dans le rôle qu’Il me confie; Il veut m’y aider au quotidien, même!

 

Un cadeau d’une grande valeur

Alors que j’ai failli commencer à croire que Dieu me punissait de mon orgueil et mes fausses conceptions en m’envoyant un enfant, Il m’a montré qu’au contraire, Il me confiait un trésor inestimable, qu’Il me jugeait digne d’en prendre soin, et m’aimait assez pour me permettre de vivre les joies de la maternité. Quelle révélation!! Quel changement de perspective!!

Psaumes 127: 3 l’affirme d’ailleurs clairement :
« Voici, des fils [et des filles] sont un héritage de l’Éternel, le fruit des entrailles est une
récompense ».

Ce rôle de maman qu’Il me confie, Il me l’offre comme un privilège, une réelle bénédiction, qu’Il veut m’apprendre à embrasser de tout mon coeur.

En ce début d’année pleine de promesses, mais de défis également, j’aimerais donc terminer avec un encouragement, que je suis en train de découvrir moi-même et apprendre à mettre en pratique :

Nourrissez sans cesse votre esprit avec la vérité de Dieu.

Ne laissez pas l’ennemi vous décourager lorsque vous vous sentez dépassées. Refusez ses mensonges, ceux qui tentent de vous convaincre que vos enfants sont trop difficiles, un vrai poids, plein de problèmes, un empêchement à votre épanouissement; ou encore ceux qui vous répètent que vous n’êtes pas assez bonne, pas à la hauteur, pas assez patiente, pas faite pour ça. Ce n’est pas comme ça que Dieu voit vos enfants, ni de cette manière qu’Il vous perçoit comme femme, ni de cette façon qu’Il vous appelle à vivre votre maternité. Apprenez à lire Sa parole régulièrement, des articles inspirants, à fréquenter des sites internet riches (comme enseignemoi.com que j’ai découvert en 2017 et que j’aime beaucoup) – et pas juste (voire pas du tout) ces blogues de mères frustrées – entourez-vous d’amies chrétiennes encourageantes plutôt, et surtout, nourrissez-vous de Sa présence, de manière à remplir votre esprit de maman avec LA vérité pleine de vie, de douceur et de paix que notre Papa céleste veut nous offrir.

Il a une année riche en réserve pour vous, réellement joyeuse, et pleine de victoires. Saisissez-là, en permettant à vos yeux et vos oreilles de voir et d’entendre constamment la lumière qui éclairera tout votre corps (Matthieu 6 : 22-23).

Écrit par Pricile De Lacroix

Je suis la maman de la pétillante Noémie, cinq ans, et de la douce Léanne, trois ans. Mais avant elles, il y a eu une courte carrière de journaliste, un bac + maîtrise en histoire de l’art, des voyages et de folles aventures, dont la plus grande a été, il y a sept ans, le mariage avec mon incroyable amoureux Jean-Mathieu qui est pasteur principal à l'église de Saint-Honoré en Beauce. Je gère, en plus du joyeux chaos familial, une chouette entreprise en santé naturelle.

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Beaucoup de femmes que je connais considèrent que le plus grand appel de leur vie est d’être mère et que de se donner à 110 % comme maman est le meilleur moyen d’honorer Dieu. J’ai entendu ces phrases encore dernièrement : « Ton plus grand ministère, c’est tes enfants! » et « Une mère devrait être à la maison avec ses enfants au moins jusqu’à ce qu’ils entrent à l’école! ». Ces affirmations sont sans doute assez vraies et sûrement bien intentionnées. Mais, chaque fois que j’entends de telles choses, je ressens un léger malaise, un petit je-ne-sais-quoi qui me chicote et sur lequel je n’arrive pas à mettre le doigt.

Commentaires

4 Commentaires

  1. Nathalie Tremblay

    Merci pour cette encouragement. Je dois avouer que moi aussi j’ai eu ce genre de penser et la dernière fois au mois de décembre. C’est pas facile être mere beaucoup plus difficile que ce que je pensais. Mais avec Papa c’est plus facile. Tu as tellement raison de ce nourrir de bonne chose et passer du temps dans la présence de Dieu pour qu’il remplisse notre coupe d’amour. Merci! XX

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  2. Christie

    Très bien écrit et édifiant! Pour ma part, malgré des moments difficiles, je n’ai jamais eu ce sentiment de regret. Et je sais pourquoi: depuis un très jeune âge, j’ai voulu être professeur. Après 5 ans d’études, au marché de travail, j’ai rapidement constaté que le milieu d’enseignement était bien trop stressant et demandant pour moi. Quand j’ai quitté la profession, je n’ai pas dû faire un deuil car c’était plutôt un soulagement. Par la suite, j’ai enseigné l’anglais aux adultes pendant 10 ans, mais je ne l’ai jamais considéré comme une carrière. Donc, avec l’arrivé des enfants (et tard dans la vie) je n’ai pas eu cette impression de gâcher ma vie. Ce que je veux dire c’est que je te comprends dans le sens que si j’avais sacrifié ma carrière, ma passion, pour être restée à la maison (soit 2, 3, 5 ans ou plus!) Je me serais ressenti bien différente aujourd’hui! Je suis certaine que je regretterais le fait de quitter une carrière pour devoir ramasser les même dégâts jour après enième jour, diffuser constamment les chicanes, subir des crises et j’en passe! Qu’on puisse se réjouir en sachant que Dieu voit nos sacrifices et que nos enfants sont les récipients d’un cadeau inestimable!!

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  3. Marie

    Continuez à contrecarrer cette nouvelle tendance qui fait certe du bien à priori mais qui peut saboter insinueusement nos pensées. Continez de nous rappeler l’importance de bien choisir la voix qu’on écoute et nourris. Good job!

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  4. Chantale Perron

    Chère Pricile, encore un texte plein d’adresses et de vérités inspirantes. Différemment à toi, je n’ai jamais regretté d’avoir des enfants mais je ne comprenais pas comment Dieu avait pu me confier, à moi, des enfants sachant d’avance à quel point j’étais incapable d’être à la hauteur. J’ai cru pendant un certain temps que mes enfants serait mieux avec une autre maman. J’avais tellement de peine de ne pas pouvoir leur offrir la maman idéale. Ce fût une période extrêmement difficile. Je savais que la volonté de Dieu était que je prenne soin de mes enfants mais j’en étais incapable. J’ai longtemps perçu mes enfants comme un fardeau sur mes épaules et une source de travail interminable et épuisante. Dernièrement, j’ai enfin compris que Dieu ne me demandait pas d’atteindre le standard que je m’efforçais désespérément d’atteindre et tout récemment, la perspective face à mes enfants s’est transformé pour devenir complètement différente (merci Seigneur). Suite à la lecture d’un texte de Joyce Mayer qui parlais de notre façon de voir les choses. Dieu m’a alors fait comprendre que j’ai le privilège de participer au développement et à l’éducation de 4 enfants magnifiques que lui-même à créé et dont il m’a fait l’honneur et la grâce de prendre soin. . Mes yeux se sont subitement ouverts sur la beauté et l’extraordinaire miracle de la vie. En regardant ma petite Coralie, pleine d’énergie avec une imagination débordante, j’ai perçu en elle un trésor inestimable plutôt qu’un boulet qui pèse lourd sur mes épaules. Pour ma part, Dieu m’a appris tellement sur moi en me permettant de devenir maman. Ça n’a pas été facile de réaliser mes manquements, mon impatience, mes impulsions et toutes les émotions négatives déversés sur ceux qui me sont si précieux, mes enfants. Une chose est certaines, tout ça n’a fait que me confirmer ma faiblesse, mon cœur tortueux et mon immense besoin de Dieu. Puissions-nous ensemble, s’encourager et continuer à s’appuyer dans cette grande aventure et confions-nous à Dieu de tout notre cœur. Merci Pricile pour ta générosité et tes encouragements.

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