Publié le 19 novembre 2017

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Écrit par Julie Marcotte

Surcharge cognitives, dépressions nerveuses, stress et burn-out…
Tous des sujets tristement à la mode.  Et nous, les mamans, sommes souvent bien placées pour connaître le sens profond de ces expressions omniprésentes.

Oui, c’est vrai, nous sommes fatiguées.  Il faut le dire, les femmes modernes en ont beaucoup sur les épaules.  Même si les hommes évoluent tranquillement et commencent à comprendre qu’ils doivent partager le fardeau des tâches ménagères et de l’éducation des enfants, il n’en reste pas moins que c’est souvent aux femmes qu’incombent ces responsabilités. En plus de celles que leur travail leur impose…

J’ai moi-même une profession exigeante d’enseignante au primaire et trois magnifiques enfants que je me suis promis de ne jamais négliger.  Une grande fille hypersensible, un jeune garçon prompt comme un volcan et un petit dernier bien relax qu’il ne faut pas brusquer…  Alors vous comprendrez que, depuis leur arrivée, lutter contre le chaos et l’épuisement est l’une de mes principales occupations.  Je m’y applique maintenant depuis un bon moment.  Avec mon conjoint et partner, nous avons établi plusieurs plans de match : partage équitable des tâches, embauche d’une femme de ménage, activités sportives pour évacuer le stress, moments de solitude au retour du travail, etc, etc…

Et même si ces interventions ont été très positives, j’en suis encore à lutter pour tenir debout, avec cette impression constante de courir sans arrêt.  De courir aux bons et aux mauvais jours.  De courir même malade ou blessée, de courir même les jours où ma langue frôle le plancher…  Et de n’avoir aucun moyen de m’arrêter.

Et le jour du repos dans tout ça?

En plongeant mon regard dans la Parole de Dieu, je suis tombée il y a quelques mois sur ce passage biblique qui m’a saisie :

« Il arriva, un jour de sabbat, que Jésus traversa des champs de blé. Ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. Les pharisiens lui dirent: Voici, pourquoi font-ils ce qui n’est pas permis pendant le sabbat? Jésus leur répondit: N’avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu’il fut dans la nécessité et qu’il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui; comment il entra dans la maison de Dieu, du temps du souverain sacrificateur Abiathar, et mangea les pains de proposition, qu’il n’est permis qu’aux sacrificateurs de manger, et en donna même à ceux qui étaient avec lui!

Puis il leur dit: Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat, de sorte que le Fils de l’homme est maître même du sabbat.
Marc 2 : 23 à 28

Ce fut une révélation. Le sabbat, ce jour de repos hebdomadaire instauré par Dieu, a été fait pour l’homme. Le jour du repos a été fait pour la femme. Le jour du repos a été fait pour les mamans… Une foule d’idées et de convictions ont alors déboulé dans ma tête.

Chacune des recommandations que Dieu fait aux hommes vise en fait leur propre bien-être. Voler, mentir, tromper, ce sont tous des comportements destructeurs qui sont néfastes pour la personne qui les pratiquent ET celles qui l’entourent.  Or, parmi les recommandations de Dieu figure le jour du repos.  Plus encore, il ne s’agit pas que d’une simple recommandation, mais bien d’un commandement de Dieu :

Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, ton Dieu: tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes. Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s’est reposé le septième jour: c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du repos et l’a sanctifié.
Exode 20 : 8 à 11

 

Et qu’arrive-t-il lorsque les enfants de Dieu ne suivent pas ses commandements ?  Lorsqu’ils en font à leur tête ?  Évidemment, ils en paient le prix.  Parce qu’en ne respectant pas ce que Dieu recommande, ils ne respectent pas leur propre corps et leurs besoins.

En réalité, nous prions Dieu pour qu’il nous accorde du repos, mais sa réponse nous a déjà été donnée.

Prenons l’exemple d’une mère qui, chaque jour pluvieux, demanderait à son fils de porter ses bottes de pluie.  Qu’arriverait-il s’il refusait de le faire ?  S’il partait avec ses simples espadrilles ?  Lorsqu’il reviendrait de l’école, les pieds trempés, et qu’il irait s’en plaindre à sa mère, que lui répondrait-elle ?  Je t’avais dit de mettre tes bottes de pluie…

Lorsque j’ai lu ce passage, j’ai eu l’impression d’entendre Dieu me dire :

Julie. je t’avais dit de te reposer.  De te garder au moins une journée à ne rien faire.  Si tu n’écoutes pas mes conseils, comment alors pourrais-je t’aider ?

Dieu a pensé le jour du repos POUR nous.  Pour notre propre bien.  C’est ce que Jésus rappelle aux pharisiens lorsqu’ils le reprennent.  Le jour du repos n’a pas besoin d’être le même jour ou d’avoir la même forme pour tout le monde.  Le Sabbat, c’est un moment d’arrêt hebdomadaire, tout simplement. 

À partir de là, ce sont les questions logistiques qui embarquent.  Se reposer le dimanche, alors que nous sommes souvent impliquées dans nos églises, c’est très difficile.  Et le samedi alors ?  Je voudrais bien, mais le ménage, le lavage et l’épicerie ne se feront pas tout seuls !  Comment faire alors ?  Comment arrêter le temps dans ce monde complètement fou…

Je n’ai pas de formule magique.  J’ai juste une conviction profonde que Dieu VEUT accorder aux mamans vaillantes un sain repos.  C’est à chacune de nous de s’en prévaloir, de trouver un moyen d’y arriver.

Concrètement, voici quelques pistes de réflexions qui pourraient vous aider :

  • Travailler à temps partiel, est-ce possible pour vous ? Le sacrifice financier n’en vaudrait-il pas la peine ?
  • Dans l’idée de se permettre du temps de repos le samedi, est-il possible de couper dans les activités des enfants ? Parce qu’en vérité, leur offrir la saine habitude de ne pas négliger le jour du repos, c’est aussi leur faire un cadeau de grande valeur.  Peut-on sacrifier le hockey ? La natation ? Les trop nombreuses invitations ?
  • Les tâches ménagères peuvent-elle être réparties pendant la semaine ? Une femme de ménage ?  Vos enfants ont-ils l’âge de vous aider ?  De faire le lavage, de passer le balai ?  L’épicerie pourrait-elle être faite un soir de semaine ?
  • Y a-t-il des gens dans votre entourage qui vous ont offert de l’aide ? Qui garderaient vos enfants à l’occasion ?  Ou vous cuisineraient quelques repas ?  Il y a souvent plein de bons samaritains qui nous entourent, il ne faut pas avoir honte d’accepter leur aide.

 

En réalité, ce sera à chacune d’user de son imagination.  Jésus ne respectait pas le Sabbat de la même manière que les gens de son époque.  D’où le besoin qu’il avait de leur rappeler que le Sabbat était POUR eux.  C’est à nous maintenant de l’adapter à nos vies modernes.

En voulant tout faire et tout avoir, malheureusement nous risquons de tout perdre.  Notre couple, notre santé, nos relations avec nos enfants.  Il est grand temps de redonner au jour du repos ses lettres de noblesse et de recommencer à respecter les limites du corps que Dieu nous a donné.

En toute honnêteté, je n’ai pas encore trouvé dans ma vie la formule parfaite pour pratiquer le jour du repos, mais j’y travaille avec un cœur sincère.  ET si vous avez des idées de formules intéressantes à proposer, il serait vraiment intéressant que vous puissiez les laisser en commentaire !

Nous pourrons alors voir la bénédiction et le repos affluer dans la vie des mamans chrétiennes comme jamais auparavant.

Marchez dans toutes les voies que je vous prescris,
afin que vous soyez heureux.

Jérémie 7:23

Afin que vous soyez heureuses…

Afin que la broue s’énerve un peu moins dans votre toupet…

Afin que la crise de nerfs passe son tour…

Afin que vos cheveux cessent de tomber…

Afin que les cernes sous vos yeux ressemblent moins au Grand Canyon…

 

Alors les mamans chrétiennes, et le Jour du repos dans tout ça ?

Écrit par Julie Marcotte

Je suis une maman sans tabou, passionnée de transparence et d’authenticité. J’approche la quarantaine et j’ai trois joyeux lurons; une grande fille bouillonnante d’hormones, un garçon avec une volonté de fer un petit dernier adepte du « slow living » qui déteste se faire presser. Je suis également enseignante au primaire, plongée dans le monde des tout-petits à longueur de journée ! J’ai mon propre blogue, joyeusescatastrophes.com, depuis un moment déjà et ai publié deux ouvrages (un troisième à venir) aux Éditions de Mortagne. Maman chrétienne est le premier endroit où j’aurai le plaisir d’écrire concrètement sur ma foi et mon histoire d’amour avec Dieu, ce qui m’enthousiasme au plus haut point !

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Beaucoup de femmes que je connais considèrent que le plus grand appel de leur vie est d’être mère et que de se donner à 110 % comme maman est le meilleur moyen d’honorer Dieu. J’ai entendu ces phrases encore dernièrement : « Ton plus grand ministère, c’est tes enfants! » et « Une mère devrait être à la maison avec ses enfants au moins jusqu’à ce qu’ils entrent à l’école! ». Ces affirmations sont sans doute assez vraies et sûrement bien intentionnées. Mais, chaque fois que j’entends de telles choses, je ressens un léger malaise, un petit je-ne-sais-quoi qui me chicote et sur lequel je n’arrive pas à mettre le doigt.

Commentaires

1 Commentaire

  1. Rova

    Bonjour Julie,
    Merci pour cet article. C’est tellement vrai ce que vous dites !

    Réponse

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